C’est quoi la bourse, concrètement

C’est quoi la bourse, concrètement ?

Vous vous demandez ce qu’est vraiment la Bourse et à quoi elle sert au quotidien ? Est-ce que c’est un casino réservé aux riches ou un outil accessible aux débutants ? Concrètement, quelle différence entre une action et une obligation, et pourquoi les prix montent ou baissent ?

La Bourse est le marché où s’échangent des actions et des obligations, avec des prix qui varient selon l’offre et la demande. Acheter une action, c’est posséder une part d’une entreprise, acheter une obligation, c’est lui prêter de l’argent contre des intérêts.

Chez Café des investisseurs, on vous explique simplement les mécanismes économiques, pour que vous arrêtiez de subir ces sujets et que vous compreniez enfin ce qui se passe.

Alors maintenant, on va poser les bases clairement, sans jargon inutile, pour que la Bourse devienne enfin un sujet que vous comprenez, et pas un truc que vous subissez.

turned-on MacBook Pro- c'est quoi la bourse

Le grand guide de la bourse

Mesdames, Messieurs, chers lecteurs, et surtout, chers futurs investisseurs qui vous demandez ce que vous faites là, bienvenue.

Si vous êtes ici, c’est que vous avez probablement entendu parler de la Bourse au journal de 20 heures, généralement parce que « ça a kraché » ou parce qu’un milliardaire excentrique a décidé d’envoyer une voiture dans l’espace. Vous vous dites peut-être que c’est un casino pour riches, un repaire de loups aux dents longues, ou pire, un truc mathématique incompréhensible réservé aux gens qui portent des cravates.

Dans ce dossier, qui se veut aussi exhaustif qu’une encyclopédie mais (je l’espère) beaucoup moins ennuyeux, nous allons répondre à LA question : « C’est quoi la Bourse? ». Nous allons démonter les mécanismes, regarder les engrenages, et surtout, comprendre comment vous, petit porteur, néophyte complet, vous pouvez naviguer dans cet océan sans vous faire bouffer par les requins.

Attachez vos ceintures, prenez un double expresso, et soyez forts. On y va.

Les fondations de la bourse – De quoi parle-t-on vraiment?

Avant de parler de « Short Squeeze », de « Chandeliers Japonais » ou de « Moyennes Mobiles Exponentielles », il faut revenir à la base. La Bourse, ce n’est pas un écran avec des chiffres qui clignotent en rouge et vert. C’est une histoire de propriété et de dette. C’est l’histoire de l’Oncle Picsou qui veut agrandir son coffre-fort.

L’Action : Ce petit bout de papier qui fait de vous un patron

Commençons par le commencement. L’action (ou « share » en anglais).

Imaginez que votre pizzeria préférée, fait les meilleures pizzas de la ville. Luigi a du succès. Il veut ouvrir un deuxième restaurant, puis un troisième. Il veut conquérir le monde avec sa pâte fine. Mais Luigi a un problème : il n’a pas assez d’argent pour acheter les fours, louer les locaux et payer les serveurs.

Il a deux solutions :

  1. Aller voir la banque et s’endetter.
  2. Venir vous voir, vous et d’autres clients fidèles, et vous dire : « Si vous me donnez 10 000 euros, je vous donne 10% de mon entreprise« .

Si vous acceptez, vous ne prêtez pas de l’argent à Luigi. Vous achetez un bout de Luigi et devenez actionnaire. Vous possédez une fraction du capital de la société.

Que signifie « être actionnaire »?

Être actionnaire, c’est bien plus que détenir un papier. Cela vous donne des droits, des devoirs, et des espoirs.

DroitExplication
Droit de propriétéVous possédez une partie des meubles, des fours, et de la marque. Si la boîte est vendue, vous touchez votre part.
Droit au bénéfice (Dividende)Si Luigi gagne de l’argent et décide de le distribuer, vous touchez votre part du butin. C’est le dividende. C’est l’argent de poche de l’actionnaire.
Droit de voteUne fois par an, à l’Assemblée Générale, vous pouvez lever la main pour dire si vous êtes d’accord avec la stratégie du chef. Bon, avec une action, votre voix ne pèse pas lourd face aux fonds de pension, mais c’est le principe qui compte.
Droit à l’informationL’entreprise doit vous dire comment ça va. Elle publie ses comptes. C’est souvent là qu’on rigole (ou qu’on pleure).

Le but du jeu, avec une action, c’est double :

  1. Toucher des dividendes réguliers (si une politique de versement de dividende est mise en place).
  2. Espérer que la pizzeria de Luigi devienne une chaîne mondiale et que votre part de 10% qui valait 10 000 euros en vaille 1 million dans dix ans (la plus-value).

Mais attention, si Luigi fait faillite parce qu’il a mis de l’ananas sur ses pizzas et que plus personne ne vient, votre part vaut zéro. Zéro. C’est le risque du capital. Vous êtes le dernier servi en cas de naufrage.

L’Obligation : Le cousin prudent 

L’autre pilier de la finance, c’est l’obligation (ou « Bond »).

Revenons à Luigi. Il ne veut pas partager son entreprise. Il veut rester le seul maître à bord et refuse de vous donner des actions. Alors il vous dit : « Prête-moi 10 000 euros pour 5 ans. Je te promets de te les rendre à la fin, et en attendant, pour te remercier, je te donne 500 euros par an (5% d’intérêt)« .

Ceci est une obligation.

Vous n’êtes pas propriétaire : Si la pizzeria de Luigi devient la nouvelle multinationale à la mode et vaut des milliards, vous ne toucherez que vos 5%. Pas un centime de plus. Vous ne profitez pas de la croissance.

C’est une dette : Luigi vous doit de l’argent.

La sécurité : Si Luigi fait faillite, les créanciers (ceux qui ont des obligations) sont remboursés avant les actionnaires. S’il reste des miettes, c’est pour vous. S’il ne reste rien… tant pis. Mais vous passez avant les propriétaires.

L’obligation, c’est l’instrument de la « Rente ». C’est pour ceux qui veulent dormir la nuit, qui veulent un revenu fixe (d’où le nom « Fixed Income » en anglais), et qui acceptent de ne pas devenir milliardaires du jour au lendemain en échange d’une certaine tranquillité d’esprit.

Le marché de la bourse : La rencontre du désir et de la peur

Alors, c’est quoi « La Bourse » dans tout ça?

C’est simplement l’endroit (aujourd’hui virtuel, c’est une immense salle de serveurs informatiques, plus une salle avec des gens qui hurlent) où l’on s’échange ces actions et ces obligations.

New York Stock Exchange, USA

Le mécanisme est d’une simplicité biblique, régi par la loi suprême, la seule qui vaille vraiment : La Loi de l’Offre et de la Demande.

Comment se forme un prix?

Le prix d’une action que vous voyez sur votre écran (par exemple, Apple à 250$), ce n’est pas la valeur « réelle » d’Apple calculée par un savant dans une tour d’ivoire. Non.

C’est le prix auquel, à la seconde précise où vous regardez, un acheteur a accepté de payer et un vendeur a accepté de céder son titre. C’est un point de rencontre.

Si tout le monde veut acheter du Apple (parce qu’ils ont sorti un iPhone qui fait le café et la vaisselle) et que personne ne veut vendre : Les acheteurs doivent proposer plus cher pour convaincre les vendeurs de lâcher leurs titres. Le prix monte.

Si tout le monde veut vendre (parce que le nouveau patron a décidé de remplacer les iPhones par des pigeons voyageurs) et que personne ne veut acheter : Les vendeurs doivent baisser leur prix pour trouver preneur. Le prix baisse.

C’est tout. Tout le reste – les graphiques, les analyses, les discours de la Banque Centrale – ne sert qu’à essayer de deviner ce que vont faire les autres acheteurs et vendeurs. La Bourse est un immense concours de beauté où l’on ne doit pas élire le plus beau visage, mais deviner celui que la majorité des autres juges va trouver le plus beau. C’est de la psychologie de foule appliquée à l’argent.

Le bestiaire de la finance

Nous avons parlé du prix, mais qui fait bouger et influe sur ces derniers, qui sont les acteurs ? La finance est une jungle, littéralement. Pour survivre, il faut savoir reconnaître les espèces.

Les bulls (Les taureaux) : Les optimistes

Le « Bull », c’est l’investisseur qui pense que ça va monter. Pourquoi un taureau ? Parce que quand le taureau attaque, il donne un coup de cornes du bas vers le haut. Il propulse le marché vers les sommets.

Un « Bull Market », c’est un marché haussier. C’est une période bénie où tout monte, où tout le monde se sent intelligent parce que n’importe quel investissement rapporte de l’argent. Nous vivons globalement dans un monde de Bulls depuis des années, malgré quelques frayeurs.

Les bears (Les ours) : Les pessimistes

Le « Bear », c’est l’investisseur qui pense que ça va baisser. L’ours attaque en donnant un coup de patte du haut vers le bas. Il écrase le marché.

Un « Bear Market », c’est quand le marché perd 20% ou plus. C’est la déprime. C’est le moment où les journaux titrent « Krach Boursier » et où votre beau-frère vous dit qu’il a tout vendu pour acheter de l’or et des boîtes de conserve.

Le Bear est souvent vu comme le rabat-joie, mais il est nécessaire. Il nettoie les excès. Et pour l’investisseur malin, le Bear Market est une période de soldes exceptionnelles. C’est là qu’on construit les fortunes, en achetant quand personne d’autre n’en veut.

Les moutons : La chair à canon

Le mouton, c’est la foule. C’est l’investisseur qui n’a pas d’opinion, qui suit la tendance. Il achète parce que « ça monte » et que son voisin a acheté. Il vend parce que « ça baisse » et qu’il a peur.

Le problème du mouton, c’est qu’il arrive toujours en retard. Il achète au sommet, quand l’euphorie est totale, et il vend au fond du trou, quand la panique est maximale. Ne soyez pas un mouton. Formez-vous.

Ayez un plan.

Les cochons : Les avides

Il y a un vieux dicton à Wall Street : « Les Bulls gagnent de l’argent, les Bears gagnent de l’argent, mais les cochons se font égorger ».

Le cochon, c’est celui qui en veut trop. Il utilise l’effet de levier (emprunter pour investir), il prend des risques démesurés pour gagner vite. Il finit généralement ruiné. La Bourse punit l’avidité avec une violence inouïe.

Les institutionnels vs Les petits porteurs

Investisseurs Institutionnels : Ce sont les fonds de pension, les banques, les assureurs, les Hedge Funds. Ils gèrent des milliards. Ils ont des ordinateurs qui passent des ordres en nanosecondes, des armées d’analystes sortis de Harvard ou de Polytechnique. Ce sont les baleines de l’océan.

Le Retail (Les Petits Porteurs/Particuliers) : C’est vous et moi. Nous sommes les planctons. Nous ne pouvons pas influencer le cours de l’action Apple. Notre seule force, c’est notre agilité. Une baleine met du temps à tourner. Nous, on peut vendre en un clic. Et contrairement aux pros, nous n’avons pas de comptes à rendre à un patron tous les trimestres. Nous pouvons être patients. La patience est l’arme absolue du petit porteur.

Les mécanismes du marché de la bourse 

Maintenant que vous connaissez les acteurs, regardons la scène. Comment se passe concrètement une transaction?

Le carnet d’ordres : Le champ de bataille

Imaginez une liste divisée en deux colonnes.

  • À gauche, les Acheteurs (Bid) : « Je veux acheter 10 actions à 100$ ».
  • À droite, les Vendeurs (Ask) : « Je veux vendre 10 actions à 101$ ».

Il y a un écart de 1$ entre ce que l’acheteur veut payer et ce que le vendeur veut recevoir. C’est le Spread.

Pour qu’il y ait transaction, il faut que l’un des deux craque.

  • Soit l’acheteur est pressé et accepte de payer 101$.
  • Soit le vendeur est pressé et accepte de recevoir 100$.

C’est ce combat permanent qui fait bouger le prix. Quand une « Good News » tombe (par exemple, Nvidia annonce des profits records), les acheteurs se ruent. Ils raflent tout ce qui est à vendre à 101$, puis à 102$, puis à 103$. Le prix monte. C’est mécanique.

Pourquoi ça monte ou ça baisse en bourse ? (Les catalyseurs)

Qu’est-ce qui fait changer l’humeur des investisseurs?

  1. Les Résultats (Earnings) : C’est le juge de paix. Tous les trois mois, les entreprises ouvrent leurs livres de comptes. Chiffre d’affaires, bénéfices, marges. Si c’est mieux que prévu : le titre explose. Si c’est moins bien (ou même juste « bien mais pas assez ») : le titre se fait massacrer. C’est la période la plus volatile.
  2. La Macro-économie (La « Macro ») : L’inflation, le chômage, la croissance du PIB. C’est la météo économique. Si l’économie va bien, les gens consomment, les entreprises gagnent de l’argent.
  3. Les Banques Centrales (La Fed) : C’est le point le plus important. La Réserve Fédérale Américaine (Fed) fixe le prix de l’argent (les taux directeurs).
  • Taux bas : L’argent est gratuit. Les entreprises investissent, la bourse monte. C’est la fête.
  • Taux hauts : L’argent coûte cher. Les emprunts coûtent cher. L’économie ralentit. La bourse baisse.
    Jérôme Powell, le patron de la Fed, est l’homme le plus puissant des marchés. Un mot de travers de sa part et des milliards s’évaporent.
  1. La Géopolitique : Une guerre, une élection, un tweet de Trump sur le Venezuela. L’incertitude est le pire ennemi de la bourse. Le marché déteste ne pas savoir. Il préfère une mauvaise nouvelle certaine à une incertitude.
a close up of a one dollar bill

La psychologie dans la bourse

Si vous ne devez retenir qu’un seul chapitre de ce rapport, c’est celui-ci. La technique, ça s’apprend. La psychologie, ça se maîtrise (difficilement). La Bourse est un jeu d’émotions. C’est 10% de chiffres et 90% de psychologie humaine.

Fear and Greed (La Peur et l’Avidité)

Le marché oscille perpétuellement entre deux émotions primaires. Comme un pendule.

  • La Cupidité (Greed) : C’est quand tout va bien. « Le marché monte ! » Mon voisin a doublé sa mise sur le Bitcoin! Il faut que j’achète MAINTENANT sinon je vais rater le train ! C’est le fameux FOMO (Fear Of Missing Out). C’est généralement à ce moment-là, quand votre chauffeur de taxi vous donne des conseils boursiers, qu’on est au sommet de la bulle. C’est le moment le plus dangereux.
  • La Peur (Fear) : C’est quand tout va mal. « Ça baisse ! » C’est la fin du monde ! Je vends tout pour sauver les meubles! C’est la panique. Et c’est habituellement à ce moment-là, quand tout le monde pleure, qu’on est au plus bas. C’est le moment d’acheter.

Warren Buffett, le grand sage de l’investissement, a une phrase célèbre : « Soyez craintifs quand les autres sont avides, et soyez avides quand les autres sont craintifs« . Facile à dire, terriblement difficile à faire quand on voit son portefeuille en rouge vif.

Les biais cognitifs

En Bourse, notre psychologie est notre pire ennemi. Plusieurs biais cognitifs peuvent nous faire prendre de mauvaises décisions.

Le biais de confirmation : Vous avez acheté une action (par exemple Tesla) et vous cherchez activement des informations qui confirment votre choix (Elon Musk est un génie) tout en ignorant celles qui le contredisent (c’est une bulle). Vous cherchez à avoir raison plutôt qu’à connaître la vérité.
Antidote : Forcez-vous à lire les arguments des « Bears » (ceux qui parient à la baisse). Cherchez activement pourquoi vous pourriez avoir tort.

L’aversion à la perte : Psychologiquement, perdre 100 euros est ressenti deux fois plus intensément que le plaisir de gagner 100 euros. Ce biais conduit à garder ses « boulets » (actions perdantes) en espérant qu’elles remontent (« pas vendu, pas perdu ») et, à l’inverse, à vendre ses gagnantes trop tôt pour sécuriser un gain minimal.
Antidote : Coupez vos pertes rapidement et laissez courir vos gains. C’est l’inverse de l’instinct naturel.

Le biais de récence : On a tendance à penser que ce qui s’est passé récemment va continuer. Si le marché a monté pendant trois mois, on imagine qu’il va éternellement monter.
Antidote : Regardez l’histoire longue. Les arbres ne montent pas jusqu’au ciel ; la tendance finira par s’inverser.

L’effet de foule : Faire comme tout le monde est naturellement rassurant. Cependant, en Bourse, la majorité a souvent tort, surtout lors des extrêmes (pics ou creux).
Antidote : Ayez votre propre plan et respectez-le. Ne suivez pas le troupeau, car il finit souvent à l’abattoir.

Histoire et crises

Nous allons terminé cet article par un peu d’Histoire avec un grand H. Pourquoi direz-vous ? Connaître l’histoire boursière, c’est comprendre que « cette fois, c’est différent » est la phrase la plus chère de la finance. Ce n’est jamais différent.

La Tulipe (1637) : La mère de toutes les bulles

En Hollande, au 17ème siècle, tout le monde s’est mis à spéculer sur les bulbes de tulipes. À un moment, un bulbe valait le prix d’une maison sur les canaux d’Amsterdam. C’était la folie. Et puis un jour, quelqu’un s’est réveillé en disant : « Attendez, c’est juste une fleur, non? ». Le marché s’est effondré de 99%. Ruine totale.

C’est la leçon sur la cupidité et la valeur réelle des choses.

1929 : La grande dépression

Le krach originel. Spéculation à crédit (le levier), euphorie des années folles. Tout s’effondre. Il a fallu 25 ans (vingt-cinq!) pour que le marché retrouve son niveau d’avant. C’est pour ça qu’on dit qu’il faut investir à « très long terme ».

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2000 : La bulle internet (.com)

On achetait n’importe quoi tant qu’il y avait « .com » dans le nom. Des sociétés qui perdaient des millions valaient des milliards. Quand la bulle a éclaté, le Nasdaq a perdu 80%. Mais c’est de là que sont sortis les géants d’aujourd’hui (Amazon, Google).

Leçon : L’innovation est réelle, mais le prix qu’on paie pour elle peut être délirant. Aujourd’hui, on se pose la même question avec l’IA.

2008 : Les subprimes

Les banques ont prêté de l’argent à des gens qui ne pouvaient pas rembourser pour qu’ils achètent des maisons. Elles ont emballé ces crédits pourris dans des produits complexes et les ont vendus au monde entier. Quand le château de cartes s’est écroulé, le système financier mondial a failli disparaître. C’est depuis ce jour que les Banques Centrales impriment de l’argent pour nous sauver à la moindre toux.

2020 : Le krach COVID

Le marché perd 35% en trois semaines. Le monde s’arrête. On pense que c’est la fin. Et pourtant… grâce à l’intervention massive des États et des Banques Centrales, six mois plus tard, on battait des records historiques.

Leçon : Ne jamais parier contre la fin du monde. Si c’est la fin du monde, votre argent ne servira à rien. Si ce n’est pas la fin du monde, le marché remontera.

Le mot de la fin 

Nous voilà au bout de ce pavé. J’espère que vous n’avez pas tout lu d’une traite et que vous avez repris un café entre deux.

La Bourse n’est pas un sprint. C’est un marathon. C’est l’école de l’humilité et de la patience.

Il y aura des jours où vous vous sentirez comme un génie parce que tout monte. Ne prenez pas la grosse tête, c’est souvent juste de la chance. Il y aura des jours où vous aurez envie de tout vendre, de fermer votre compte et de partir élever des chèvres dans le Larzac parce que tout est rouge. C’est là qu’il faudra relire ce guide. Qu’il faudra être discipliné. Qu’il faudra être « Fort ».

Investir, c’est parier sur l’avenir. C’est parier sur le fait que l’humanité continuera d’inventer, de progresser, de créer de la valeur. C’est un acte d’optimisme. Alors ne vous laissez pas polluer par le bruit médiatique, par les prédictions apocalyptiques ou les promesses de richesse rapide. Faites vos devoirs. Ayez un plan. Et tenez-vous-y.

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