Placer de l’argent qui rapporte mensuellement

Placer de l’argent qui rapporte mensuellement

Comment placer de l’argent qui rapporte mensuellement, combien faut-il réellement investir pour générer un revenu tous les mois, et quels placements sont vraiment adaptés sans prendre de risques irréalistes ?

Un revenu mensuel peut être généré via les dividendes en bourse, l’immobilier locatif ou les SCPI, l’assurance-vie avec rachats programmés, ou certaines solutions comme le crowdfunding. Chaque option implique un niveau différent de rendement, de risque, de fiscalité et de capital.

Chez Café des investisseurs, on vous explique simplement les mécanismes économiques, pour que vous arrêtiez de subir ces sujets et que vous compreniez enfin ce qui se passe.

Avant de chercher le placement idéal, il faut d’abord comprendre ce que signifie vraiment un revenu mensuel, ce qu’il implique concrètement, et pourquoi la réalité est souvent très différente des promesses que l’on voit partout.

Placer de l’argent qui rapporte mensuellement

À un moment ou à un autre, on se pose tous la même question : comment faire pour que l’argent ne dépende pas uniquement de notre temps de travail. Pas pour devenir riche, pas pour arrêter de bosser, mais pour arrêter d’avoir l’impression de repartir de zéro tous les mois.

L’idée d’un revenu mensuel, même modeste, revient souvent pour une raison simple : ça rassure. Ça donne de l’air. Et ça change complètement la façon dont on regarde son budget et ses choix financiers.

Le souci, c’est que dès qu’on creuse le sujet, on se retrouve noyé entre des promesses absurdes et des discours incompréhensibles. Ici, on va faire l’inverse. On va parler de la vraie vie. On va regarder ce qui existe vraiment, ce qui rapporte vraiment, et surtout ce que ça implique concrètement. Pas de recette miracle, pas de performance vendue comme garantie. Juste du bon sens, des chiffres simples, et des exemples parlants, pour que vous puissiez comprendre, vous reconnaître, et décider par vous-même ce qui est cohérent pour vous.

Revenu mensuel : ce que ça veut dire, sans se raconter d’histoires

Quand on parle de revenu mensuel, on pense souvent à quelque chose de lisse, de régulier, presque automatique. Comme un deuxième salaire qui tomberait sans poser de questions. En pratique, ce n’est pas comme ça que ça se passe. Un revenu mensuel n’est ni garanti ni figé, et encore moins une machine à cash. C’est avant tout un flux d’argent récurrent, plus ou moins stable, mais suffisamment prévisible pour être intégré dans votre quotidien.

Il faut aussi clarifier un point essentiel : mensuel ne veut pas dire identique chaque mois. Certains revenus peuvent varier, ralentir, ou même s’interrompre temporairement. Et ce n’est pas un problème en soi. Chercher un revenu mensuel, ce n’est pas chercher la perfection, c’est chercher de la régularité. Tant que la logique globale tient, que les entrées restent cohérentes dans le temps, le contrat est rempli.

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Mensuel ou pas mensuel : pourquoi on peut tricher intelligemment

Concrètement, très peu de placements versent de l’argent pile tous les mois. Prenez la bourse par exemple. Quand on parle de dividendes, on parle simplement d’une partie des bénéfices qu’une entreprise reverse à ses actionnaires. En France, ces dividendes sont le plus souvent versés une fois par an, parfois une fois par trimestre, mais rarement tous les mois. Et pourtant, beaucoup de gens vivent très bien avec des revenus boursiers réguliers.

Pourquoi ? Parce que le rythme du versement n’est pas le plus important. Ce qui compte, c’est ce que vous recevez sur l’année, et comment vous l’utilisez. Si vous touchez 1 200 € de dividendes en une ou deux fois dans l’année, rien ne vous empêche de les répartir mentalement, ou concrètement, en 100 € par mois. Le placement n’est pas mensuel, mais le revenu, lui, peut le devenir.

Les placements qui peuvent réellement rapporter de l’argent tous les mois

C’est ici que les choses sérieuses commencent. Quand on parle d’argent qui rapporte mensuellement, l’objectif n’est pas de trouver le meilleur placement du monde, mais de comprendre comment chaque solution fonctionne réellement.

1. Les dividendes mensuels ou quasi mensuels

Commençons par un grand classique quand on parle de revenu régulier : les dividendes. Un dividende, c’est tout simplement une partie des bénéfices qu’une entreprise décide de reverser à ses actionnaires. Quand vous achetez une action, vous possédez une petite part de l’entreprise. Si cette entreprise gagne de l’argent et choisit d’en redistribuer une partie, vous recevez un dividende. Attention cependant, toutes les entreprises ne versent pas de dividendes.

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Dans la pratique, il faut être clair dès le départ. En France, les dividendes sont le plus souvent versés une fois par an. Certaines entreprises, notamment à l’étranger, versent une fois par trimestre, et beaucoup plus rarement tous les mois. C’est pour cette raison qu’on parle plutôt de revenus quasi mensuels. Mais ce point est secondaire. Ce qui compte vraiment, ce n’est pas la date exacte du versement, mais le montant total encaissé sur l’année, et la manière dont vous l’intégrez dans votre budget.

Et c’est là qu’il faut arrêter de se raconter des histoires. Quand on parle de dividendes, le seul chiffre qui compte, c’est le net. En compte-titres classique, les dividendes sont généralement soumis au PFU de 30 %. Autrement dit, quand on vous parle de rendement, il faut immédiatement enlever cette partie-là dans votre tête. Sinon, on se crée une illusion.

Exemple de revenue avec la bourse

Prenons donc directement un exemple net, avec un portefeuille orienté dividendes qui rapporte environ 4 % par an, ce qui est un ordre de grandeur réaliste sur le long terme.

Objectif de revenu netNet annuelBrut annuel nécessaireCapital nécessaire (≈ 4 %)
100 € net / mois1 200 €≈ 1 715 €43 000 €
500 € net / mois6 000 €≈ 8 570 €214 000 €

Ces chiffres permettent de remettre les choses à leur place. Les dividendes peuvent générer un revenu régulier, mais ils demandent du capital, du temps et de la patience. On est loin du fantasme du “petit placement” qui rapporte tous les mois sans effort. Et c’est normal.

Dernier point essentiel : un dividende n’est jamais garanti. Une entreprise peut le réduire, le suspendre ou le supprimer. Le cours de l’action peut aussi baisser, même si le dividende continue d’être versé. Les dividendes peuvent être une très bonne solution pour créer des revenus réguliers, à condition de diversifier, de raisonner en net, et d’accepter une part de variation.

2. Les scpi et l’immobilier papier

Les SCPI, c’est souvent la première chose qui revient quand on parle d’immobilier qui rapporte sans s’en occuper. Le principe est simple : vous achetez des parts d’une société qui détient des immeubles (bureaux, commerces, santé, parfois logement), et en échange, vous touchez une partie des loyers. Pas de locataire à gérer, pas d’appels pour une fuite d’eau, pas de travaux à organiser. Sur le papier, c’est séduisant.

Dans les faits, ça fonctionne plutôt bien… à condition de comprendre ce que vous achetez réellement. Une SCPI ne verse pas un loyer garanti, mais un revenu qui dépend de plusieurs choses : le taux d’occupation des immeubles, les loyers encaissés, et les décisions de gestion. Les revenus sont en général versés mensuellement ou trimestriellement, ce qui colle bien à l’idée de revenu régulier.

Côté rendement, les SCPI affichent souvent entre 4 % et 6 % brut par an. Attention toutefois à un point important : ce rendement est généralement communiqué après les frais de gestion, mais avant fiscalité, et il ne tient pas compte des frais d’entrée, qui sont loin d’être anodins. Selon les SCPI, ces frais peuvent représenter 7 à 12 % du montant investi. Concrètement, cela signifie que les SCPI sont des placements à envisager sur le long terme, pas pour faire des allers-retours rapides.

Comme pour les dividendes, parlons directement du net, car c’est le seul chiffre qui a du sens. Les revenus des SCPI sont fiscalisés comme des revenus fonciers, avec l’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux. Le taux dépend de votre situation, mais pour donner un ordre de grandeur, prenons un cas courant avec une fiscalité globale autour de 30 %.

Exemple de revenu avec une SCPI

Voici ce que cela donne concrètement, avec une SCPI qui rapporte environ 5 % brut par an.

Objectif de revenu netNet annuelBrut annuel nécessaireCapital nécessaire (≈ 5 %)
100 € net / mois1 200 €≈ 1 715 €34 000 €
500 € net / mois6 000 €≈ 8 570 €171 000 €

Ces chiffres montrent bien la réalité des SCPI. Oui, elles peuvent générer un revenu régulier, relativement stable, et sans gestion directe. Mais ce n’est pas magique. Il faut accepter les frais d’entrée, une fiscalité parfois lourde, et une liquidité limitée. Revendre des parts peut prendre du temps, surtout quand le marché immobilier ralentit.

Les SCPI conviennent surtout à ceux qui veulent de la simplicité, qui acceptent d’immobiliser leur argent sur plusieurs années, et qui privilégient la régularité à la performance maximale. Ce n’est ni le placement parfait, ni un mauvais choix. C’est un outil, à utiliser pour ce qu’il est.

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3. L’immobilier locatif classique

Quand on parle de revenu mensuel, l’immobilier locatif arrive presque toujours dans la discussion. Et pour une bonne raison : un loyer, ça tombe tous les mois. Sur le papier, c’est probablement l’exemple le plus simple à comprendre. Vous achetez un bien, quelqu’un l’occupe, vous encaissez un loyer. Fin de l’histoire. Sauf que ce n’est jamais aussi simple.

Il faut être honnête dès le départ. L’immobilier locatif n’est pas passif. Même quand tout se passe bien, il y a de la gestion, des décisions à prendre, des périodes sans locataire, des charges qui tombent quoi qu’il arrive. Ce n’est pas une mauvaise chose, mais c’est important de le dire. Le fantasme du loyer qui arrive tous les mois sans aucun effort existe encore, mais il ne correspond pas à la réalité.

Pour bien visualiser les choses, prenons un exemple volontairement simple, sans montage compliqué. Imaginons un appartement acheté pour 150 000 €, financé à crédit, et loué 700 € par mois. Voici à quoi peut ressembler le cash-flow mensuel, une fois les charges prises en compte.

Exemple de revenue immobilier simple

PosteMontant mensuel
Loyer encaissé+ 700 €
Crédit immobilier− 550 €
Charges, entretien, vacance− 100 €
Impôts et prélèvements− 80 €
Cash-flow net− 30 €

Ce tableau montre quelque chose d’essentiel. Même avec un loyer qui tombe tous les mois, le cash-flow n’est pas forcément positif. Et ce n’est pas forcément un problème. Beaucoup d’investissements immobiliers sont pensés pour s’équilibrer à long terme, avec un effort d’épargne mensuel raisonnable, en échange d’un patrimoine qui se construit et d’un loyer qui augmentera peut-être avec le temps.

L’immobilier locatif peut donc être une excellente solution pour générer un revenu mensuel, mais à condition de ne pas se mentir. Il demande du temps, de l’implication, une capacité à gérer l’imprévu, et une vision à long terme. Ce n’est pas fait pour tout le monde, et ce n’est pas censé l’être. Pour ceux qui aiment le concret et acceptent la gestion, c’est un outil puissant. Pour les autres, il existe des alternatives plus simples.

4. Les produits à revenu plus stable (assurance-vie, per, fonds à distribution)

Ici, on change clairement d’ambiance. On n’est plus sur des placements qui font rêver avec des rendements affichés élevés, mais sur des solutions plus calmes, plus prévisibles, et souvent plus rassurantes. L’assurance-vie, le PER ou certains fonds à distribution sont souvent utilisés par ceux qui veulent avant tout de la régularité, pas des montagnes russes.

Commençons par l’assurance-vie. Contrairement à ce que beaucoup pensent, ce n’est pas un placement en soi, mais une enveloppe. À l’intérieur, on peut trouver des fonds euros, plus sécurisés, et des unités de compte, plus dynamiques. Quand on cherche du revenu, on utilise souvent une mécanique simple : les rachats programmés. Concrètement, votre contrat génère un rendement annuel, et vous décidez de vous verser une somme chaque mois. Ce n’est pas le placement qui est mensuel, c’est le retrait qui l’est.

Côté rendement, soyons réalistes. Un fonds euro rapporte aujourd’hui autour de 2,5 % à 3 % brut par an, parfois un peu plus selon les contrats. Les unités de compte peuvent faire mieux… ou moins bien. Mais si votre objectif est le revenu régulier, on reste généralement sur quelque chose de prudent. Il faut aussi intégrer les frais de gestion, souvent autour de 0,6 à 1 % par an, qui viennent mécaniquement réduire le rendement.

Exemple concret

Prenons donc un exemple simple, en raisonnant directement en net, avec un rendement annuel net de frais d’environ 2 %, ce qui est une hypothèse prudente.

Objectif de revenu netNet annuelCapital nécessaire (≈ 2 %)
100 € net / mois1 200 €60 000 €
500 € net / mois6 000 €300 000 €

Ces chiffres montrent bien la logique de ces produits. Ils ne sont pas là pour maximiser le revenu, mais pour le lisser et le rendre plus prévisible. On accepte un rendement plus modeste en échange de stabilité et de simplicité.

Pour l’assurance-vie, il faut connaître une règle simple : après 8 ans, la fiscalité devient plus légère grâce à un abattement annuel sur les gains. Concrètement, cela permet de retirer de l’argent régulièrement avec moins d’impôts, ce qui est particulièrement intéressant quand on cherche un revenu mensuel sur le long terme.

Le PER fonctionne sur une logique proche, mais avec un objectif différent. C’est un produit d’épargne pensé pour la retraite : vous épargnez pendant votre vie active, souvent avec un avantage fiscal à l’entrée, puis vous récupérez l’argent plus tard sous forme de rente ou de retraits programmés. C’est pertinent si l’objectif est clairement à long terme, moins si vous voulez de la flexibilité immédiate.

Les fonds à distribution, enfin, sont des fonds conçus pour verser régulièrement une partie de leurs revenus plutôt que de tout réinvestir. Ils peuvent être intégrés dans une assurance-vie ou un compte-titres, et servent surtout à créer un flux régulier, pas à battre des records de performance.

Ces solutions s’adressent surtout à ceux qui privilégient la régularité et la lisibilité, quitte à accepter un rendement plus bas. Ce n’est pas spectaculaire, mais pour beaucoup, c’est justement ce qui fait leur force.

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5. Les solutions alternatives et hybrides

Sous cette catégorie, on regroupe tout ce qui ne rentre pas vraiment dans les cases classiques, mais que beaucoup utilisent déjà pour générer un revenu régulier. On parle notamment du crowdlending, du crowdfunding immobilier, des plateformes de gestion clé en main, ou encore de certains investissements dans des projets ou startups. Ces solutions ont un point commun : elles sont souvent plus simples à démarrer, mais viennent avec d’autres contreparties.

Crowdlending et crowdfunding

Prenons le crowdlending. Le principe est simple : vous prêtez de l’argent à des entreprises ou à des projets, et en échange, vous touchez des intérêts. Les plateformes annoncent souvent des rendements entre 5 % et 8 %, parfois plus. Les intérêts peuvent être versés mensuellement, ce qui colle bien à l’idée de revenu régulier. Le vrai sujet ici, ce n’est pas la complexité, mais le risque de défaut. Si un emprunteur ne rembourse pas, le rendement théorique baisse vite. Ce n’est pas un livret bancaire, et il faut accepter une part de pertes potentielles.

Même logique pour le crowdfunding immobilier. Vous financez un projet immobilier sur une durée donnée, et vous récupérez votre capital avec des intérêts à la fin. Les rendements affichés sont souvent attractifs, parfois 7 % à 10 %, mais le capital est bloqué pendant toute la durée du projet, et les retards sont fréquents. Là encore, ce n’est pas mauvais en soi, mais ce n’est pas du revenu garanti.

Plateforme de gestion pour placer de l’argent qui rapporte mensuellement

Autre catégorie très en vogue : les plateformes de gestion clé en main. Elles promettent de gérer votre argent pour vous, souvent via des portefeuilles diversifiés. C’est confortable, c’est simple, et ça demande peu de temps. Le revers de la médaille, c’est que les frais s’additionnent vite. Entre les frais de gestion, les frais de l’enveloppe et parfois les frais des supports eux-mêmes, on arrive facilement à 1,5 % à 2 % par an. Quand le rendement global est de 4 ou 5 %, ces frais pèsent lourd.

Ces solutions peuvent donc avoir leur place, surtout pour diversifier ou pour démarrer sans se compliquer la vie. Mais il faut être lucide : moins vous en faites vous-même, plus vous payez pour que quelqu’un le fasse à votre place. Et ces frais, même s’ils paraissent faibles pris séparément, finissent par peser sur le revenu final.

Ces placements conviennent plutôt à ceux qui acceptent un peu plus de risque, qui veulent de la simplicité, et qui comprennent que le rendement affiché n’est jamais une promesse. Comme toujours, ce n’est ni bon ni mauvais en soi. Tout dépend de ce que vous attendez réellement de votre argent.

Comment viser 1 000 euros par mois, concrètement

Dans la vraie vie, personne de raisonnable ne va chercher 1 000 € par mois avec un seul placement. Ce qui fonctionne le mieux, c’est la combinaison de plusieurs briques, chacune avec son rôle. Un peu de bourse, un peu d’immobilier, un peu de produits plus stables. Ça permet de lisser les risques, les revenus… et les mauvaises surprises.

Prenons donc un exemple volontairement simple et réaliste, avec trois piliers classiques : actions à dividendes, SCPI, et assurance-vie. On intègre les frais et la fiscalité dans chaque ligne.

Exemple de répartition pour viser 1 000 € nets par mois

PlacementCapital investiRendement net estiméRevenu net annuelRevenu net mensuel
Actions / ETF dividendes150 000 €4 % net (après PFU)6 000 €500 €
SCPI100 000 €3,5 % net (après IR + PS)3 500 €290 €
Assurance-vie (rachats programmés)70 000 €3 % net (frais inclus, fiscalité lissée)2 100 €175 €
Total320 000 €11 600 €≈ 965 €

On est volontairement un peu en dessous des 1 000 €, parce qu’il vaut mieux prévoir une marge. Avec quelques ajustements, une année un peu meilleure, ou une petite montée en charge progressive, le seuil des 1 000 € nets mensuels est atteint.

Ce tableau montre trois choses importantes

Premièrement, le capital total tourne autour de 300 000 à 330 000 €, ce qui confirme les ordres de grandeur vus précédemment. Pas de miracle.

Deuxièmement, chaque brique a un rôle différent.
La bourse apporte du rendement et de la flexibilité, mais avec de la variation.

Les SCPI apportent de la régularité, mais avec de la fiscalité.

L’assurance-vie sert d’amortisseur, plus stable, plus lissée, moins spectaculaire. Sert à mieux dormir la nuit.

Troisièmement, la fiscalité change tout. Si on avait raisonné en brut, ce tableau aurait semblé beaucoup plus “facile”. En net, on voit tout de suite pourquoi les promesses de revenus rapides ne tiennent pas longtemps face à la réalité. Donc avant d’investir, méfiez-vous toujours des frais et de la fiscalité.

Close-up of person counting cash with a calculator and paperwork on a desk. argent qui rapport mensuellement

Les erreurs classiques quand on cherche du revenu mensuel

Quand on commence à s’intéresser à l’argent qui rapporte mensuellement, on fait presque tous les mêmes erreurs. Pas par bêtise, mais parce qu’on est humains. L’argent touche à la sécurité, au confort, parfois à la peur de manquer. Et dans ces conditions, on a tendance à chercher le raccourci, même quand on sait qu’il n’existe pas vraiment.

La première erreur, c’est de vouloir trop de rendement. Dès qu’un placement promet 8 %, 10 % ou plus, l’attention se focalise dessus. Le problème, c’est que plus le rendement affiché est élevé, plus le risque, les frais ou la fiscalité sont souvent sous-estimés. Sur le papier, tout fonctionne. Dans les faits, le revenu est irrégulier, le capital peut baisser, ou les mauvaises surprises arrivent au mauvais moment.

La deuxième erreur, très liée à la première, c’est de vouloir aller trop vite. Construire un revenu mensuel prend du temps. Vouloir brûler les étapes pousse souvent à prendre des risques inutiles ou à investir dans des solutions mal comprises. La régularité bat presque toujours la précipitation, surtout quand l’objectif est de créer quelque chose de durable.

Enfin, il y a l’erreur la plus répandue : copier les autres sans comprendre. Un ami a investi dans un bien locatif, quelqu’un sur Internet parle de dividendes, un autre jure que telle plateforme est “géniale”. Le problème, ce n’est pas de s’inspirer. Le problème, c’est d’appliquer une stratégie qui ne correspond ni à votre situation, ni à votre tempérament. Ce qui fonctionne pour l’un peut être une très mauvaise idée pour l’autre.

Exemple concret

Le problème, c’est parfois d’investir dans des choses que l’on ne comprend même pas vraiment. Au début, j’ai moi-même investi dans du crowdlending sans bien saisir la fiscalité qu’il y avait derrière. Finalement, il n’y a rien d’étonnant à ce que la majorité des gens investissent en bourse ou dans l’immobilier : ce sont des investissements clairs, connus, et maîtrisés depuis des décennies. C’est par ailleurs notre investissement préféré avec Enzo, la bourse est selon nous le meilleur moyen de placer de l’argent qui rapporte mensuellement.

La bonne nouvelle, c’est que ces erreurs ne sont pas graves. On les fait tous, à un moment ou à un autre. L’important n’est pas de les éviter à tout prix, mais de les reconnaître, d’apprendre, et d’ajuster. Le revenu mensuel ne se construit pas sur une décision brillante, mais sur une série de choix cohérents, répétés dans le temps.

Revenu mensuel, c’est une habitude avant d’être un chiffre

Quand on prend un peu de recul, on se rend compte d’une chose simple : chercher un revenu mensuel, ce n’est pas chercher le placement parfait. C’est chercher quelque chose que l’on comprend, que l’on accepte, et que l’on est capable de tenir dans le temps. La perfection n’existe pas, surtout quand il s’agit d’argent. En revanche, la régularité, elle, fait toute la différence.

Le vrai levier n’est pas de trouver le produit le plus rentable sur le papier, mais de mettre en place une logique cohérente, adaptée à votre situation et à votre tempérament. Un placement que vous comprenez, même un peu moins performant, sera presque toujours plus efficace qu’une solution brillante que vous finissez par abandonner au premier doute. Avec l’argent, la simplicité bat souvent la sophistication.

Pour vous aider à prendre du recul et à comparer les options, terminons par un tableau récapitulatif, qui reprend l’essentiel de chaque solution : le type de revenu, le niveau de risque, la complexité, la fiscalité, et le rôle que chaque placement peut jouer dans une stratégie globale. Pas pour vous dire quoi faire, mais pour vous aider à choisir en conscience. Cela vous donnera une vision claire de où placer l’argent qui rapporte mensuellement.

Parce qu’au final, le revenu mensuel ne se construit pas en une fois. Il se construit petit à petit, avec des décisions raisonnables, répétées dans le temps. Et c’est souvent comme ça que les choses les plus solides se mettent en place.

Merci pour votre temps et à la prochaine !

Tableau récapitulatif d’où placer l’argent qui rapporte mensuellement

PlacementRendement brut moyenFrais annuels typiquesRisque principalLiquiditéFiscalité
Livrets réglementés (Livret A, LDDS, LEP)2 à 3,5 %0 %Très faible (capital garanti)ExcellenteExonération totale
Immobilier locatif (en direct)3 à 7 %Variables (gestion, travaux, vacance)Impayés, vacance, travauxFaibleIR + prélèvements sociaux
SCPI4 à 6 %Frais d’entrée 7 à 12 %, gestion incluse dans le rendementMarché immobilier, valeur des partsMoyenneIR + prélèvements sociaux
Actions / ETF dividendes3 à 7 %Très faibles (ETF souvent < 0,5 %)Volatilité des marchésTrès bonnePFU ou barème
Obligations / fonds obligataires1 à 5 %Faibles à modérés selon le supportDéfaut, variation des tauxMoyennePFU ou barème
Assurance-vie (retraits programmés)2,5 à 5 %Environ 0,6 à 1 %Dépend des supportsMoyenneAvantageuse après 8 ans
Crowdfunding immobilier7 à 10 % annoncésSouvent intégrés ou faiblesRetards, défautsFaiblePFU ou barème
Crowdlending5 à 8 %Faibles visibles, mais pertes possiblesDéfauts emprunteursFaiblePFU ou barème
Gestion pilotée / plateformes clés en mainVariable (marchés)1,5 à 2 % par anRisque marché + fraisBonneSelon enveloppe

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